Le rapport 2025 sur l’usage des fonds de la formation professionnelle chiffre à 8 825 euros le coût de revient annuel moyen d’un apprenti en 2024. Ce montant augmente de 2,7 % par rapport à 2023 en euros courants. Une fois l’inflation retranchée, la progression reste limitée à 0,7 %.
Dans le même temps, le taux de marge moyen des organismes de formation par apprentissage s’établit à 5,1 %. Il diminue de 3,5 points en un an après être passé de 8,5 % en 2023.
Ces deux indicateurs décrivent un secteur qui continue d’accueillir un nombre élevé d’apprentis, mais dont l’équilibre économique se resserre. Les coûts poursuivent leur progression alors que les révisions des niveaux de prise en charge ont pesé sur les produits des organismes.
Ces moyennes nationales doivent toutefois être interprétées avec prudence. Les coûts et les marges varient fortement selon le statut de l’organisme, sa taille, la part de l’apprentissage dans son activité, le niveau des certifications préparées et les spécialités de formation proposées.
Une photographie construite à partir des comptes des organismes
L’analyse repose sur les données issues de la comptabilité analytique des organismes de formation par apprentissage, appelés OFA dans le rapport de France compétences.
Le périmètre couvre 2 523 organismes accueillant 1 027 266 apprentis et préparant 3 073 certifications. France compétences indique que les remontées comptables couvrent environ 97 % des apprentis.
Les données présentées pour 2024 restent provisoires. Elles doivent encore être rapprochées de certains flux financiers externes, notamment ceux provenant des OPCO et des Régions.
La comptabilité analytique permet d’isoler les charges et les produits directement rattachés à l’activité d’apprentissage. Elle évite de confondre cette activité avec les autres formations éventuellement proposées par le même organisme.
En 2024, les organismes déclarants comptabilisent :
- 9,088 milliards d’euros de charges
- 9,557 milliards d’euros de produits
- 492 millions d’euros de résultat net cumulé
Le taux de marge de 5,1 % correspond au rapport entre le résultat dégagé par l’activité d’apprentissage et le total de ses produits.
Les 8 825 euros correspondent à une année d’activité
Le coût de revient de 8 825 euros représente le montant moyen des charges supportées par un organisme pour un apprenti pendant une année.
Il est calculé en rapportant l’ensemble des charges de l’activité d’apprentissage au nombre moyen d’apprentis accueillis au cours de l’exercice.
Ce montant ne correspond donc pas au coût d’un contrat sur toute sa durée. Un contrat peut s’étendre sur plusieurs années, alors que le coût de revient retient uniquement les charges imputables à l’année civile étudiée.
Le chiffre ne doit pas non plus être interprété comme un tarif conseillé ou comme le montant que devrait automatiquement percevoir un CFA. Il constitue une moyenne nationale construite à partir des dépenses effectivement déclarées.
Ce que recouvre le coût de 8 825 euros
Le coût de revient agrège l’ensemble des charges rattachées à la réalisation de l’apprentissage. Il comprend les dépenses pédagogiques, mais aussi l’accompagnement, les fonctions support, les locaux, la communication, les équipements et certains frais annexes.
| Poste de charges | Montant moyen par apprenti | Part du coût total |
|---|---|---|
| Pédagogie | 4 520 € | 51 % |
| Structure et fonctions support | 2 356 € | 26,7 % |
| Accompagnement | 712 € | 8 % |
| Dotations aux amortissements | 367 € | 4 % |
| Communication | 307 € | 3,5 % |
| Frais annexes | 245 € | 3 % |
| Charges non incorporables | 238 € | 3 % |
| Charges exceptionnelles et provisions liées aux formations | 81 € | Environ 1 % |
Les montants peuvent présenter de légers écarts avec le total en raison des arrondis appliqués par France compétences.
La pédagogie représente un peu plus de la moitié du coût
Les charges pédagogiques atteignent en moyenne 4 520 euros par apprenti. Elles représentent 51 % du coût de revient total.
Ce poste regroupe les moyens directement mobilisés pour réaliser les formations. Il constitue le premier poste de dépenses, mais il ne suffit pas à lui seul à assurer le fonctionnement d’un CFA.
Comparer un niveau de prise en charge au seul salaire d’un formateur conduit donc à sous-estimer le coût de l’apprentissage. L’intervention pédagogique doit être organisée, planifiée, coordonnée et suivie. Elle s’inscrit dans une structure qui doit également accueillir les apprentis, gérer les contrats et disposer des équipements nécessaires.
Plus d’un quart du coût relève de la structure
Les charges de structure et les fonctions support représentent en moyenne 2 356 euros par apprenti, soit 26,7 % du coût total.
Ce poste constitue la deuxième composante du coût de revient, loin devant les autres dépenses. Il montre le poids des moyens nécessaires au fonctionnement général de l’organisme.
Une partie de ces charges demeure présente indépendamment du nombre exact d’apprentis accueillis. Le coût par apprenti dépend donc non seulement du montant des dépenses, mais aussi de l’effectif sur lequel elles peuvent être réparties.
Un organisme disposant de locaux, d’équipes support et d’outils dimensionnés pour un certain volume d’apprentis supportera un coût unitaire plus élevé si l’effectif réel reste inférieur à cette capacité.
L’accompagnement représente 712 euros par apprenti
Le poste consacré à l’accompagnement atteint 712 euros par apprenti, soit 8 % du coût moyen.
Il doit être distingué de la seule transmission pédagogique. L’apprentissage repose sur un parcours qui associe l’organisme, l’entreprise, le maître d’apprentissage et l’apprenti.
La présence de ce poste dans la comptabilité analytique rappelle que le modèle économique ne peut pas être construit uniquement à partir des heures de face-à-face pédagogique. Le suivi du parcours mobilise lui aussi des ressources.
Les investissements ne se limitent pas à leur année d’achat
Les dotations aux amortissements représentent 367 euros par apprenti, soit 4 % du coût total.
L’amortissement permet de répartir comptablement le coût d’un équipement ou d’un investissement sur sa durée d’utilisation. Il évite de faire supporter la totalité de l’achat à une seule année.
Ce poste est particulièrement important pour les formations qui nécessitent des machines, des véhicules, des équipements techniques ou des aménagements spécifiques. Le besoin d’investissement varie donc fortement selon les spécialités.
Les frais annexes atteignent également 245 euros par apprenti. Ils comprennent notamment les dépenses de transport, d’hébergement, de restauration et de premier équipement lorsqu’elles sont supportées par l’organisme.
Le coût de revient n’est pas le niveau de prise en charge
Le coût de revient de 8 825 euros ne doit pas être comparé directement au niveau de prise en charge d’un contrat d’apprentissage.
Les deux montants sont calculés selon des méthodes et des périmètres différents.
Le coût de revient annuel correspond aux charges supportées par l’organisme pendant une année pour l’ensemble des apprentis présents. Il comprend les dépenses de fonctionnement, certains investissements, les frais annexes et les charges non incorporables.
Le niveau de prise en charge, souvent désigné par l’acronyme NPEC, contribue au financement du contrat selon un montant fixé pour une certification et une branche. Il porte sur les charges prévues par les règles de financement de l’apprentissage.
Certaines dépenses intégrées au coût de revient ne sont pas comprises dans le périmètre du NPEC. France compétences cite notamment :
- les charges non incorporables
- les frais de transport, d’hébergement et de restauration
- certaines dotations aux amortissements liées aux investissements de longue durée
Le rapport précise qu’il n’est donc pas possible de comparer directement le coût de revient total de 8 825 euros avec les niveaux de prise en charge déterminés par les branches.
Le coût engagé d’un contrat répond encore à une autre logique
France compétences distingue également le coût de revient annuel du coût unitaire engagé pour un contrat.
Le coût unitaire engagé rattache à l’année de prise en charge l’ensemble du coût prévisionnel du contrat, même lorsque celui-ci s’étend sur plusieurs années. En 2024, il atteint 17 404 euros par nouveau contrat d’apprentissage.
Le coût de revient de 8 825 euros porte, au contraire, sur les charges constatées pendant une seule année pour l’ensemble des contrats actifs.
Ces deux indicateurs ne décrivent donc ni les mêmes apprentis ni les mêmes périodes :
| Indicateur | Périmètre |
|---|---|
| Coût unitaire engagé | Coût prévisionnel des nouveaux contrats sur toute leur durée |
| Coût de revient annuel | Charges supportées pendant l’année pour les apprentis présents |
| Niveau de prise en charge | Contribution financière attachée à un contrat selon la certification et la branche |
Cette distinction est essentielle pour analyser correctement l’économie d’un CFA. Un niveau de prise en charge peut financer un contrat sur plusieurs exercices, tandis que les charges apparaissent chaque année dans la comptabilité de l’organisme.
Une progression continue depuis 2020
Le coût de revient moyen par apprenti augmente continuellement depuis 2020.
Il atteint :
| Année | Coût de revient moyen |
|---|---|
| 2022 | 7 954 € |
| 2023 | 8 596 € |
| 2024 | 8 825 € |
France compétences estime que le coût de revient progresse de 19 % entre 2020 et 2024. Sur la même période, l’indice Syntec utilisé comme indicateur de l’évolution du coût de la main-d’œuvre pour certaines prestations intellectuelles augmente de 14 %.
La progression ne résulte pas d’un seul poste. Les charges de pédagogie, d’accompagnement, de structure et de communication augmentent sur la période.
Entre 2023 et 2024, le coût nominal progresse de 2,7 %. L’inflation s’établissant à 2 %, la hausse en volume est ramenée à 0,7 %.
Cette évolution montre que les organismes n’ont pas bénéficié d’une diminution générale de leurs charges malgré la croissance des effectifs d’apprentis.
La hausse des coûts ne se traduit pas par une hausse de la marge
La progression du coût de revient ne signifie pas que les CFA disposent de davantage de ressources.
Les charges totales des organismes augmentent de 8,6 % entre 2023 et 2024, dans un contexte de progression des effectifs et d’inflation. Les produits augmentent moins rapidement, ce qui réduit le résultat global.
Le taux de marge moyen évolue ainsi de la manière suivante :
| Année | Taux de marge moyen |
|---|---|
| 2020 | 8,3 % |
| 2021 | 11 % |
| 2022 | 10,6 % |
| 2023 | 8,5 % |
| 2024 | 5,1 % |
La baisse ne commence donc pas en 2024. Le taux de marge recule depuis son point haut de 2021.
France compétences relie notamment cette évolution aux révisions des niveaux de prise en charge intervenues entre 2022 et 2024. Ces révisions ont généralement conduit à une diminution du financement moyen attaché aux contrats.
Une marge positive ne signifie pas que tous les CFA sont excédentaires
Le taux de 5,1 % est une moyenne calculée à partir de l’ensemble des données remontées. Il ne décrit pas la situation de chaque organisme.
France compétences considère comme excédentaire un organisme qui présente à la fois un résultat comptable positif et un taux de marge supérieur à 3 %.
Selon cette définition, 55 % des organismes présentent un résultat excédentaire à la fin de l’année 2024.
Cette proportion diminue fortement :
- presque huit organismes sur dix étaient excédentaires en 2021
- presque huit organismes sur dix étaient excédentaires en 2022
- environ sept organismes sur dix étaient excédentaires en 2023
- un peu plus d’un organisme sur deux est excédentaire en 2024
La moyenne nationale peut donc rester positive alors qu’une part importante des organismes se trouve en dessous du seuil retenu ou en situation déficitaire.
Le coût augmente avec le niveau de certification
Le coût de revient varie selon le niveau de la certification préparée.
| Niveau de certification | Coût de revient moyen par apprenti |
|---|---|
| Niveau 3 | 7 590 € |
| Niveau 4 | 8 640 € |
| Niveau 5 | 8 620 € |
| Niveau 6 | 8 348 € |
| Niveau 7 | 9 439 € |
Le niveau 7 présente le coût moyen le plus élevé. Il dépasse de près de 1 850 euros celui observé pour le niveau 3.
L’évolution n’est toutefois pas parfaitement linéaire. Le niveau de certification constitue un facteur parmi d’autres. La spécialité, les équipements nécessaires, l’organisation pédagogique et les caractéristiques des organismes influencent également le coût final.
Les écarts entre spécialités sont importants
France compétences observe des différences marquées selon les spécialités de formation.
| Spécialité | Coût de revient moyen |
|---|---|
| Transport, manutention et magasinage | 10 683 € |
| Formation générale et artistique | 10 408 € |
| Transformation et industrie | 10 190 € |
| Mécanique, structures métalliques, électricité et électronique | 9 369 € |
| Accueil, hôtellerie et tourisme | 8 624 € |
| Génie civil, construction et bois | 8 610 € |
| Informatique, communication, gestion et finance | 8 382 € |
| Agriculture, pêche, forêts et espaces verts | 8 372 € |
| Agroalimentaire, alimentation et cuisine | 7 830 € |
| Services aux personnes et à la collectivité | 7 619 € |
| Commerce, marketing et vente | 7 246 € |
Ces données portent sur les certifications rattachées à une seule spécialité, soit 83 % des apprentis étudiés en 2024. France compétences précise qu’elles ne sont pas directement comparables aux chiffres publiés lors des éditions précédentes.
Certaines spécialités nécessitent des plateaux techniques et des investissements plus importants. C’est notamment le cas de la mécanique, de l’électricité, de l’électronique, du bâtiment ou de certaines formations industrielles.
Le montant des amortissements ne suffit cependant pas à expliquer tous les écarts. Le transport, la manutention et le magasinage présentent par exemple le coût de revient moyen le plus élevé alors que leurs dotations aux amortissements restent moins importantes que dans certaines spécialités industrielles.
La taille ne garantit pas une meilleure rentabilité
Le rapport ne constate pas une relation simple entre la taille d’un organisme et sa rentabilité.
Les organismes accueillant le plus grand nombre d’apprentis présentent en 2024 une rentabilité globale plus faible que les organismes de plus petite taille.
Les organismes dont l’apprentissage ne représente qu’une activité marginale se distinguent également par un taux de marge global négatif sur cette partie de leur activité.
Ces résultats montrent que la croissance du nombre d’apprentis ne garantit pas automatiquement une amélioration de la marge. Le modèle dépend de la structure des coûts, de la spécialisation de l’organisme, de la répartition de ses charges et des financements attachés aux certifications préparées.
Le statut juridique influence également les résultats
La rentabilité varie selon la nature juridique des organismes.
France compétences constate qu’en 2024 la rentabilité globale des structures publiques devient inférieure à celle des associations. Cette hiérarchie a évolué par rapport aux années précédentes.
Le rapport relève également des écarts liés à la place occupée par l’apprentissage dans l’activité générale. Un établissement très diversifié ne présente pas nécessairement le même équilibre qu’un organisme dont l’apprentissage constitue l’activité principale.
Il n’existe donc pas un modèle économique unique applicable à tous les CFA.
Le taux de remplissage devient un indicateur central
Le rapport ne publie pas de taux national de remplissage des sections. Sa méthode de calcul rend néanmoins l’effectif déterminant.
Le coût de revient par apprenti est obtenu en divisant les charges de l’activité par le nombre moyen d’apprentis accueillis. À charges constantes, une diminution de l’effectif entraîne mécaniquement une augmentation du coût par apprenti.
Une partie des dépenses ne diminue pas immédiatement lorsqu’une place reste vacante. Les locaux, les équipements, certaines fonctions support et une partie des moyens pédagogiques doivent continuer à être financés.
Le taux de remplissage doit donc être suivi à plusieurs moments :
- lors de l’ouverture de la promotion
- après la rentrée
- pendant toute la durée du cycle
- après les éventuelles ruptures de contrat
- au moment du renouvellement des promotions
Le nombre d’inscrits au début de la formation ne suffit pas. Il faut également suivre le nombre moyen d’apprentis réellement présents et financés pendant l’exercice.
Les ruptures modifient l’équilibre d’une section
Une rupture de contrat peut avoir plusieurs conséquences économiques.
Elle réduit le nombre d’apprentis actifs sur lequel les charges sont réparties. Elle mobilise également les équipes chargées de l’accompagnement et de la relation avec les entreprises. Elle peut enfin modifier les produits attachés au contrat selon sa date et sa poursuite éventuelle.
Le suivi ne doit donc pas se limiter au taux annuel de rupture. La date de chaque rupture est également importante.
Une rupture intervenant peu après l’entrée ne produit pas les mêmes effets qu’une rupture survenant après plusieurs mois. La poursuite de la formation, la recherche d’un nouvel employeur et la conclusion éventuelle d’un autre contrat doivent être intégrées à l’analyse.
La marge doit être calculée au bon niveau
Le taux moyen national de 5,1 % constitue un repère, mais il ne permet pas de piloter directement un établissement.
Un résultat global positif peut masquer des écarts importants entre les activités. Une certification peut dégager un excédent tandis qu’une autre absorbe davantage de ressources qu’elle ne produit de financement.
Le calcul doit être suffisamment détaillé pour distinguer :
- les produits rattachés à chaque certification
- les charges pédagogiques directes
- les dépenses d’accompagnement
- les fonctions support
- les charges immobilières
- les investissements et amortissements
- les frais annexes
- les coûts liés aux partenaires ou à la sous-traitance
Cette ventilation permet de différencier une activité structurellement déficitaire d’une section encore en phase de montée en charge.
Elle permet aussi d’identifier les activités qui contribuent au financement général de l’organisme et celles dont l’équilibre dépend d’une mutualisation avec d’autres formations.
Une marge de 5,1 % laisse une capacité d’absorption limitée
Une marge positive constitue une ressource nécessaire au maintien et au développement de l’activité. Elle permet notamment d’absorber des variations de financement, de renouveler des équipements, d’accompagner une ouverture ou de faire face à une hausse imprévue des charges.
À 5,1 %, la marge moyenne laisse moins de latitude qu’en 2021, lorsque le taux atteignait 11 %.
Cette baisse devient particulièrement sensible pour les organismes confrontés simultanément à plusieurs évolutions :
- une révision défavorable du niveau de prise en charge
- une augmentation des charges pédagogiques
- des investissements importants
- un effectif inférieur à celui prévu
- plusieurs ruptures de contrat
- une hausse des coûts de structure
La situation doit néanmoins être appréciée organisme par organisme. Le rapport ne permet pas de conclure que tous les CFA rencontrent les mêmes difficultés.
Les données à intégrer au tableau de bord
Le repère national de 8 825 euros peut servir de point de comparaison, mais le pilotage doit reposer sur les données propres à chaque organisme.
Le coût complet par apprenti
Il doit intégrer les charges pédagogiques, l’accompagnement, les fonctions support, les locaux, les équipements, les amortissements et les frais annexes.
Le coût par certification
La moyenne de l’établissement peut masquer des écarts importants entre les diplômes et les spécialités.
Le niveau de prise en charge moyen
Il convient de suivre le montant réellement rattaché aux contrats et non uniquement la valeur théorique de référence.
Les autres produits affectés à la section
Certaines formations peuvent bénéficier de financements complémentaires qu’il faut distinguer des niveaux de prise en charge.
Le taux de remplissage initial
Il permet de comparer l’effectif prévu et le nombre réel d’apprentis au démarrage.
L’effectif moyen pendant l’exercice
Cet indicateur tient compte des entrées différées, des ruptures et des changements d’employeur.
Le taux et la date des ruptures
Une lecture uniquement annuelle ne permet pas d’apprécier correctement leurs conséquences.
Le délai de conclusion d’un nouveau contrat
Lorsqu’un apprenti poursuit sa formation après une rupture, la durée nécessaire pour retrouver un employeur doit être suivie.
Les charges pédagogiques par groupe
Ce suivi permet d’observer l’effet de la taille des groupes et de l’organisation des interventions.
- Les charges de structure ventilées
Elles doivent être réparties selon une règle cohérente entre les sites, les formations et les activités.
- Les investissements et amortissements
Les besoins d’équipement doivent être anticipés sur plusieurs exercices.
- La marge par certification et par site
Cette donnée permet d’identifier les écarts que le résultat global de l’organisme ne fait pas apparaître.
Le chiffre national ne constitue pas un tarif cible
Le coût moyen de 8 825 euros ne permet pas de déterminer le financement idéal d’une certification.
Il réunit des organismes, des niveaux et des spécialités très différents. Une formation commerciale principalement organisée en salle ne supporte pas les mêmes charges qu’une formation nécessitant des véhicules, des machines ou des ateliers spécialisés.
Le chiffre ne doit pas non plus servir à comparer directement un coût interne annuel avec un niveau de prise en charge calculé sur la durée d’un contrat.
Pour être utile, la référence nationale doit être rapprochée :
- du niveau de certification
- de la spécialité
- des équipements nécessaires
- du nombre moyen d’apprentis
- de la durée des contrats
- de la structure propre de l’organisme
Un équilibre économique à reconstruire formation par formation
Le rapport ne décrit pas un secteur globalement déficitaire. Les organismes déclarent encore un résultat net cumulé positif et un taux de marge moyen de 5,1 %.
Il montre cependant que cet excédent s’est fortement réduit. La proportion d’organismes considérés comme excédentaires diminue et les situations individuelles deviennent très contrastées.
Pour un CFA, l’enjeu n’est donc pas seulement d’augmenter son nombre d’apprentis. Il consiste à connaître précisément le coût de chaque activité, à vérifier l’adéquation des financements, à suivre les effectifs pendant toute la durée des parcours et à anticiper les investissements nécessaires.
Le coût de 8 825 euros fournit un repère national. Il ne remplace ni la comptabilité analytique ni le calcul du coût propre à chaque certification. La marge de 5,1 % constitue, de son côté, un signal de resserrement qui doit conduire les organismes à examiner leur équilibre à un niveau plus précis que le seul résultat global.